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En Guinée, plus l’on se rapproche de la date du 18 octobre retenue pour la présidentielle, moins l’on a la certitude sur les lendemains paisibles dans le pays. Alors que vendredi, avant veille de la présidentielle des coups de feu ont été entendus dans le pays, les dissensions au sein de l’organe en charge de l’organisation de l’élection se font encore de plus belles. 

En effet, appelés à se rendre aux urnes demain dimanche 18 octobre, pour élire le prochain président de la République avec  l’actuelle président Alpha Condé, en course pour un troisième mandat de suite à la tête du pays après l’adoption contestée d’une nouvelle Constitution. Face à lui, onze concurrents. Même si tout semblait à la veille du scrutin, certains membres de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) ont décidé de sortir de leur réserve en dénonçant des manquements dans le processus électoral.

Ainsi, dans une déclaration signée par quatre commissaires de la CENI, ils retracent sur cinq pages, des manquements et violations présumées du code électoral. Selon ces membres de la CENI, « les partis ne disposeront que d’un PV par bureau, charge à eux de le photocopier. Mais ils ont interdiction de le prendre en photo, les fiches de résultats n’ont toujours pas de valeur juridique. » Ainsi donc,  les partis politiques ne disposeraient selon eux d’aucun élément de preuve s’ils veulent contester juridiquement certains résultats. En outre, ils pointent du doigt accusateur,  « dans doublons, des électeurs avec plusieurs cartes, mais aussi des cartes qui auraient disparu dans certaines localités. » Avec ces dénonciations venant des membres de la commission électorale, il est désormais claire que  le doute s’installe sur la crédibilité du processus ouvrant la voie à de possibles contestations post-électorales.
Il convient de rappeler que Alpha Condé, longtemps resté dans l’opposition de Sékou Touré jusqu’à tout recensement avant d’accéder au pouvoir il y a dix ans, fait feu de tout bois pour se maintenir au pouvoir à vie. Une situation que l’opposition ne veut pas entendre de cette oreille.

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