Après  la rencontre avec l’émissaire  de la CEDEAO, le Commissaire paix et sécurité, Général béninois Francis Behanzin, opposition et pouvoir de Lomé se félicitent chacun de l’ouverture qu’il a fait et rejette la responsabilité du blocage à l’autre.
Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique et du travail, conseiller spéciale du président de la République et chef de la délégation gouvernementale ayant échangée avec l’émissaire de la CEDEAO, estime au lendemain de cette rencontre que << le gouvernement a fait preuve d’ouverture contrairement à la coalition de l’opposition »

En effet, il n’est plus un secret pour personne que la crise sociopolitique que connait le  Togo depuis le 19 août 2017, fait face à un sérieux blocage de la part des deux camps. Ceci malgré l’implication de la CEDEAO à travers le dialogue intertogolais. Dialogue qui connait des blocages depuis son ouverture le 19 février 2018. Ce qui oblige la CEDEAO à proposer une feuille de route de sortie de crise aux différents protagonistes. Alors le chef de file de l’opposition estime que << tout reste reste à faire >> et que le gouvernement était responsable du blocage du fait qu’il refuse la mise en oeuvre des mesures d’apaisement et tout ouverture, Gilbert Bawara, renvoie pour sa part l’entière responsabilité sur la coalition de l’opposition. « Le gouvernement a fait preuve d’ouverture contrairement à la coalition de l’opposition >> est-il chef nos confrères de togobrikingnews.

Cependant, il reste convaincu qu’à l’issue du sommet de la CEDEAO qui se tiendra du 30 juillet au 1er Août à Lomé au Togo, la CEDEAO qui a eu le temps d’écouter les deux parties et qui connaît les positions de tous les camps, dispose de tous les éléments d’appréciation pour trancher dans le sens de la « normalisation définitive de la situation en se basant sur les normes et les principes qui fondent la démocratie et l’Etat de droit ».

Il convient de rappeler que le processus électoral est interrompu depuis le 23 février dernier conformément à la volonté du pouvoir de Lomé de respecter le règlement intérieur du dialogue. Cependant, les facilitateurs, aux termes des discussions du 27 juin dernier, ont souhaité que les élections législatives puissent être organisée avant la fin du mois de novembre.

Pour l’heure, le regard des togolais est tourné vers la date fatidique du 31 juillet prochain pour se situer sur la nature de la feuille de route qui sera dictée aux protagonistes de la crise togolaise. Car cette nouvelle crise aura fait beaucoup de tort populations de tous les secteurs économique comme social du pays.

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