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Suite au rejet de sa candidature pour la présidentielle du 31 octobre prochain, le président GPS, Guillaume Soro face à la presse aujourd’hui, se dit déterminé à empêcher l’élection tant que sa candidature n’est pas validée par le Conseil Constitutionnel. Voici un extrait de sa déclaration devant la presse.


J’en appelle donc à une unité d’action de l’opposition pour stopper M. Ouattara dans sa folle aventure, par tous les moyens légaux et légitimes.

Je demande aux candidats retenus ou non, spécifiquement au Président BEDIE, au Président GBAGBO, au premier Ministre AFFI, au ministre MABRI, au ministre AMON Tanoh de prendre ensemble nos responsabilités et de faire bloc. Il s’agira, tous ensemble, de saisir la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’ONU en vue d’obtenir des élections démocratiques, transparentes et inclusives comme en 2010 sans préjudice.

Ensemble nous devons organiser la mobilisation de tout le Peuple ivoirien depuis la campagne, les hameaux, les villages et les villes pour faire barrage au troisième mandat inconstitutionnel et interdit de M. Ouattara.

Pour ma part, je demande :

– La libération immédiate de mes proches ;

– La dissolution de la CEI actuelle et la mise en place d’une nouvelle, conformément à la décision de la Cour Africaine du 15 juillet 2020 ;

– La mise en place d’un Conseil Constitutionnel non inféodé au pouvoir ;

– Un audit international de la liste électoral;

– Enfin la présence d’observateurs internationaux pour contrôler la régularité du vote.

Ne nous voilons pas la face : c’est une mascarade qui se prépare, pour légitimer le troisième sacre du Président Ouattara et sacrifier le Peuple ivoirien sur l’Autel des ambitions d’un homme. Nous ne saurons être les pantins de cette comédie burlesque.

Le Président Ouattara pourra alors concourir seul, à une élection courue d’avance, et atteindra alors son ultime dessein : anéantir la démocratie au profit de son pouvoir personnel.

Mais, je peux vous l’assurer, le Peuple ivoirien ne l’acceptera pas et la victoire sera la nôtre. Nous reviendrons de cette épreuve, rassemblés.

L’heure est grave pour mon pays. Ouattara veut imposer une autre crise électorale à la Côte d’Ivoire, après celle de 2010. Il est déterminé. Nous aussi.

Mais tôt ou tard, notre victoire viendra et, je vous en fais la promesse, cette victoire sera celle des Ivoiriens, de la démocratie et de l’État de droit. Il sera comptable de ses manigances, et sera perçu, comme celui qui a assassiné la démocratie.

Et si aujourd’hui, il dit ne pas craindre le Peuple de Côte d’Ivoire, je vous promets que demain, il devra se soumettre à sa volonté.

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