Réunis depuis ce matin à Lomé en leur quatrième réunion ordinaire, les experts de la sécurité et des frontières des pays membres du Conseil de l’Entente vont plancher durant trois jours sur les nouvelles approches à adopter en vue de faire efficacement face à la détérioration de la situation sécuritaire au sein de l’espace.

Cette rencontre de haut niveau, qui a pour thème « Détérioration de la situation sécuritaire dans l’espace Entente, nouvelles menaces, nouvelles approches nationales et sous-régionales »  vise deux objectifs principaux : le renforcement de la compréhension de l’extrémisme violent pour en proposer des approches de solutions et la validation d’un projet de directives sur la prévention de l’extrémisme violent dans l’espace Entente à proposer au prochain sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements du Conseil de l’Entente.

Pour que ces objectifs soient atteints, le Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente Patrice Kwame a précisé que deux communications vont meubler ces deux jours de travaux. La première portera sur l’évolution des menaces sécuritaires dans l’espace Entente, défis, réponses actuelles et perspectives des menaces sécuritaires dans l’espace Entente et la seconde sera relative aux nouvelles dynamiques sous-régionales de gestion des frontières.

Dans son allocution de circonstances, le Président du comité des experts en charge de la sécurité et des frontières des pays membres du Conseil de l’Entente. Le Colonel Yotrofei Massina a rappelé que les pays de l’Entente, à l’instar de plusieurs autres pays de la sous-région ouest Africaine font face depuis quelques années à une dégradation de leur situation sécuritaire. Selon lui, «  les nouvelles formes de menaces, la montée en puissance du terrorisme, de l’extrémisme violent, de crimes transfrontaliers organisés et les menaces de tout genre, constitue des obstacles de taille à la stabilité nationale et régionale à la sécurité et à la croissance économique. Devant cette situation » a rappelé le Directeur général de la Gendarmerie nationale pour qui, il est impératif de songer aux mécanismes et aux stratégies efficaces de lutte contre le phénomène.

Il faut noter que les experts s’étaient déjà réunis à Abidjan en mai 2018 et à Ouagadougou en mai 2019 en vue d’un renforcement de capacité des experts des pays membres ensemble avec leurs homologues du Mali, du Sénégal, du Ghana et du Cameroun. Les propositions qui découleront de ces assises seront soumises au prochain Conseil des ministres des pays membres du Conseil de l’Entente qui aura lieu le 20 septembre à Lomé.

Nous voulons ici rappeler que le le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé n’est pas resté insensible à la recrudescence du terrorisme dans la sous-région. Il est conscient de la menace qui pèse sur les pays ouest africains dont cinq ont déjà fait l’objet d’attaques terroristes. Soutenu dans ses efforts pour la préservation de la paix au Togo par les Forces Armées Togolaises, il ne manque aucune occasion pour encourager ces dernières dans leur engagement et leur transmet régulièrement, en sa qualité de Chef suprême des Armées des instructions fermes en vue de la sécurisation des frontières togolaises. C’est dans cette perspective que les simulations d’attaques terroristes se répètent régulièrement en vue d’outiller les forces de l’ordre sur les stratégies à adopter en cas d’attaque. Ces séances de simulation sont d’ailleurs appréciées par les populations qui y lisent une technique mise en place par les autorités militaires pour les mettre à l’abri.

Il faut rappeler que cette question de lutte contre le terrorisme était samedi au centre des débats lors du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEDEAO. Et une enveloppe d’un milliard a été adoptée sur une période de 4ans pour faire face au djihadistes.

Afriquz-news avec WORLD INFO

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