Dans le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle loi régissant les Ongs internationales au Burundi, les activités de toutes les organisations non gouvernementales qui ne respectent les nouvelles dispositions, sont suspendues pour une durée de trois mois.
Les ONG internationales sont sous pression, notamment du Sénat, pour se conformer à une nouvelle loi votée fin 2017. En effet, cette loi qui régit les activités ONG, prévoit notamment qu’elles se « conforment aux équilibres ethniques du pays disposé par la Constitution : 60% de Hutus et 40% de Tutsis ». Malheureusement, la plupart de ces ONG ne s’y sont pas encore  conformées à cette disposition sous prétexte que des discussions étaient en cours depuis plusieurs mois avec les autorités pour voir comment appliquer cette loi et notamment par rapport aux questions éthiques qu’elle pose, a indiqué certaines de ces ONG ce vendredi. Depuis ce jeudi, le Conseil national de sécurité, présidé par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, est passé à la vitesse supérieure en suspendant les ONG de toutes activités afin de les obliger à se conformer à la nouvelle loi.

Pour le moment, les ONG s’interrogent aussi sur la légitimité du Conseil national de sécurité pour prendre une telle décision. Car pour eux, selon la fameuse loi sur les ONG, seul le ministre des Affaires étrangères peut suspendre leur activité. Enfin des déclarations du porte-parole du président, Claude Karerwa Ndenzako, qui estime que cette décision ne concerne que les ONG qui ne respectent pas la loi burin.

De toutes les façons, la plus grosse crainte reste que cette décision prise par le président burundais, ne soit pas un prétexte pour interdire définitivement les activités de ces ONG internationales dans le pays.

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