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Depuis la décision prématurée et unilatérale des présidents ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron d’adopter la monnaie Eco en remplacement du Cfa pour les pays de l’espace l’Uemoa,  l’organisation des pays de l’Afrique de l’ouest CEDEAO, travers une zone de turbulence qui risque de conduire à son implosion.

En effet, c’est depuis bien longtemps que les 15 pays de l’espace CEDEAO, ont décidé à l’instar de l’Union Européenne de créer une monnaie unique commune l’ensemble des 15 États et est appelée Eco. Il s’agit par cette monnaie de faciliter les échanges économiques et commerciaux entre les différents États en harmonisant leur politique économique. Malheureusement, cet objectif sera tronqué et sacrifié sur l’hôtel des intérêts et ambitions des présidents ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron qui ne veulent pas voir les États de l’espace UEMOA sortir du juge de la domination française grâce à la monnaie coloniale du CFA, vont se précipiter pour annoncer la fin du CFA remplacé par l’Éco mais qui reste toujours arrimée à l’Euro comme monnaie d’échange et de garantie. Ce qui est totalement contraire à l’idée force des pays de l’espace CEDEAO dans leur vision de la nouvelle monnaie Éco. Ainsi, depuis l’annonce tonitruante de la fin du CFA remplacé par l’Éco, des voix ne cessent de s’élever pour dénoncer cette manœuvre qui est synonyme de haute trahison de la part du président Ouattara vis-à-vis de pairs de la CEDEAO.

Pour  réfléchir sur cette situation et la suite à donner par rapport à cette monnaie commune, une visioconférence entre les Chefs d’Etat des cinq pays non membres de l’UEMOA (Guinée, Ghana, Nigéria, Libéria, et Sierra Léone), s’est tenue a eu lieu mardi 23 juin 2020. Occasion pour ces chefs d’État de revenir sur l’objectif de la CEDEAO en lançant l’idée de la création de l’Éco. Ainsi, si la création de l’Eco demeure le rêve des 15 États de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO), il reste encore des problèmes internes à régler.  C’est la position du président Nigérian. Dans une série de tweets, le président Buhari a brandi le risque d’implication de la CEDEAO en cas d’adoption prématurée de la monnaie ECO, en remplacement du FCFA par la zone UEMOA, indique nos confrères de l’agence Ecofin.  « Cela me donne un sentiment de malaise que la zone UEMOA souhaite reprendre l’Eco en remplacement de son Franc CFA avant les autres États membres de la CEDEAO », regrette-t-il. Muhamadu Buhari dénonce un manque de « confiance » entre les Etats qui pourrait créer des préjudices dans l’avenir de l’Eco. Le président Buhari qui semble n’avoir pas digéré l’attitude de son homologue ivoirien Alassane Ouattara et ses pairs de l’UEMOA prévient « nous ne pouvons pas nous ridiculiser en entrant dans une union pour se désintégrer potentiellement au plus tôt lorsque nous y entrons. Nous devons être clairs et sans équivoque sur notre position concernant ce processus. Sans cela, nos ambitions pour une union monétaire stratégique en tant que bloc de la CEDEAO pourraient très bien être sérieusement menacées ».

Le président Guinéen Alpha Condé, a été plus que clair sur les intentions de son pays : « pour la Guinée, l’Eco reste la monnaie des 15 États de la CEDEAO. » a-t-il martelé avant de poursuivre « il est important de clarifier les choses. La Guinée reste toujours dans l’esprit de la 56ème session ordinaire. C’est-à-dire un panier de devises et de flexibilité. » Pour lui, l’intégration sous-régionale est fondamentale pour le développement de l’Afrique de l’Ouest. Alpha Condé souhaite que les Etats aient « la possibilité de l’appliquer soit avant le 5 décembre 2020, soit de nous donner une marge. » Le chef de l’État guinéen a lancé une invite à ses collègues de l’UEMOA en vue d’harmoniser leur politique monétaire puisque la création de l’Eco est leur décision commune.

Rappelons que même au sein de l’Union Économique Monétaire Ouest Africaine (Uemoa), cette annonce hasardeuse et cinématographique du président Ouattara et français Emmanuel Macron, divise les présidents. Les présidents nigérien et béninois ne partagent pas cette décision prématurée et unilatérale de remplacer le CFA dans l’Éco.

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